À métaphore, métaphore et demie

Ç’a l’air que le conflit à la STM pourrait débloquer plus vite que prévu. Voici comment Radio-Canada décrivait la façon de penser du chef du syndicat, Pierre Saint-Georges :

« Le comité exécutif du syndicat recommande à ses membres d’accepter ce qu’il qualifie de cadre d’entente préliminaire plutôt que d’entente de principe. Mais, il le fait contre ses convictions profondes. Le président du syndicat, Pierre St-Georges, a imagé la situation du syndicat en la comparant à celle d’une caissière d’une banque à qui l’on demande de remettre le contenue de sa caisse avec un fusil sur la tête. »

Okay, ben si je peux à mon tour « imager la situation », je comparerais les usagers du transport en commun aux clients de la banque que la caissière vient de sodomiser à plusieurs reprises derrière son comptoir avec un tuyau rouillé, avant de se faire elle-même coller un fusil sur la tempe. Mettons qu’elle a ce qu’elle mérite, la crisse.

On arrête-tu là les métaphores ?

2 commentaires à “À métaphore, métaphore et demie”


  1. 1 Martin Lefebvre 5 juin 2007 à 12:33

    Salut Les rongeurs.

    J’ai tout de même un problême avec cette mentalité continuelle d’otage. Il faut tout d’abord se dire que, quoi qu’il arrive, une grève est ce qu’elle est. Le but premier d’une grève est de paralyser la production. Que ce soit dans un service donné ou encore chez un producteur de viande froide, à un moment donné, la population va manquer de “baloné”.

    Il faut aussi se demander si c’est mal qu’un groupe d’individu veuille améliorer son état. Et si oui, alors pourquoi donc ce groupe devrait-il se comparer à plus pauvre que lui, alors qu’il y a de riches propriétaire d’entreprises et actionnaire qui s’en mettent toujours plein les poches?

    En bref, Je crois que ça fait bien l’affaire de la “haute-société” (je me demande encore ce qu’elle peut bien avoir de si haut que ça puisque pour moi elle est tellement “petite”) que les gens s’insurge lors d’une grève du transport en commun. Comme ça on se tire nous-même (la classe moyenne et pauvre) un coup de 12 en plein dans les genoux. De toute façon, je doute fort que ce cher M. Dauphin ait attendu longtemps pour un autobus. Il s’est plutôt assis confortablement le cul dans sa BMW pour se rendre au bureau. Pendant que les usagers de la STM, eux, pâtissaient sur le coin des rues. (Un autre type de BMW - Bus-Metro-Walk)

    Alors cessez donc de vous comparer aux plus pauvres, bande de loosers. Et comparez-vous donc à ceux qui font beaucoup plus d’argent, mais pour bien moins d’effort… Et pour quoi la caissière-enculeuse ne voudrait elle pas devenir mécanicienne à la STM???

    @ la prochaine…

  2. 2 rongeurs 15 juin 2007 à 12:07

    Bonjour Martin,

    Je suis d’accord avec toi pour dire que les dirigeants de la STM ressentent très peu les effets de la grève et son généralement peu au fait de la réalité quotidienne des usagers de l’autobus et du métro.

    Par contre, on ne peut pas dire que les employés de la STM sont des pauvres victimes “riches propriétaire d’entreprises et actionnaire qui s’en mettent toujours plein les poches”. La STM n’est pas une entreprise privée, mais publique… ce sont nos taxes qui paient leurs salaires.

    Au sujet des syndicats et de l’opinion publique, j’ai bien aimé l’analyse de Gil Courtemanche, À propos d’une grève “tragique”, publiée dans Le Devoir du 26 et 27 mai 2007. J’en cite un extrait ici:

    La dernière grande victoire syndicale au Québec fut celle de 1972. L’argumentaire du Front commun était simple et clair: si vous voulez une fonction publique compétente, des écoles qui enseignent bien et des hôpitaux efficaces, vous devez en payer le juste prix. Nous nous battons pour vous. Dans ce nouveau conservatisme qui s’installe, les centrales syndicales vont devoir cesser de parler à leurs membres et commencer à parler à la population.

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